La recherche scientifique sur les stéréotypes et la discrimination de genre est le fil rouge des PAE d’amU.
Les recherches ont permis de comprendre comment ces stéréotypes sont de nature, d’une part, à influencer négativement les performances des étudiants.es et leurs choix d’orientation, et d’autre part à générer des processus subtils de discrimination en impactant les décisions des évaluateurs et des évaluatrices au moment des recrutements et des promotions. Les résultats de la recherche nous renseignent également sur les actions à mettre en œuvre et les conditions de leur efficacité. En effet, si les campagnes de sensibilisation et de communication, les chartes d'engagement, et les quotas sont des actions nécessaires, elles ne sont néanmoins pas suffisantes pour permettre un changement en profondeur.
Les formations sont des actions essentielles à mettre en œuvre, elles permettent :
- de faire prendre conscience de l'existence de ces biais stéréotypés,
- d'expliquer leur fonctionnement et leurs conséquences,
- et de proposer des stratégies pour mieux contrôler ces biais et ainsi en réduire l'impact.
Les travaux scientifiques sur les stéréotypes sociaux et les discriminations ont été également mis à profit pour impulser de nouvelles collaborations dans l’échange et le partage des bonnes pratiques avec nos partenaires locaux, régionaux, nationaux, et internationaux.
Le Plan 2025-2028 s'articule ainsi autour de six axes stratégiques :
- Axe 1 : Renforcer la gouvernance des politiques d’égalité entre les femmes et les hommes
- Axe 2 : Évaluer, prévenir et traiter les écarts de rémunération
- Axe 3 : Développer et promouvoir la mixité des métiers
- Axe 4 : Faciliter l’articulation entre activité professionnelle et vie personnelle et familiale et soutenir la parentalité
- Axe 5 : Lutter contre les violences sexuelles et sexistes, les harcèlements, et les discriminations
- Axe 6 : Intégrer la dimension genre dans la recherche
Construit sur une analyse critique du précédent plan et sur une démarche de concertation approfondie menée entre 2023 et 2025, ce nouveau Plan d’Action repose sur des bases scientifiques solides, notamment issues des recherches sur les stéréotypes de genre et les mécanismes de discrimination. Il propose des actions opérationnelles, évaluables, et adaptées aux enjeux spécifiques d’amU.
Enfin, la question de la santé des femmes au travail est abordée de manière transversale. Les situations liées aux menstruations, à l’endométriose, à la grossesse, aux parcours d’assistance médicale à la procréation (AMP) ou d’adoption, ou encore aux responsabilités de proche aidant ou aidante font l’objet d’actions spécifiques dans l’axe 4, consacré à l’articulation des temps de vie. Par ailleurs, les impacts différenciés des conditions de travail sur la santé et les atteintes potentielles à la dignité ou à l’intégrité des personnels sont pleinement intégrés à l’axe 5, qui traite de la lutte contre les violences, les discriminations et les inégalités systémiques.
Rapport d’exécution du Plan d’action pluriannuel en matière d’égalité entre les femmes et les hommes 2021/2024
Conformément à l’article L712-2 du code de l’éducation, un rapport final d’exécution du Plan d’action pluriannuel en matière d’égalité entre les femmes et les hommes a été réalisé pour transmission, après approbation du Conseil d’administration (le 17/10/2024), aux ministres chargés de l’enseignement supérieur et de la recherche ainsi qu’au Haut Conseil de l’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur.
Le rapport d’exécution de ce Plan a été conçu pour répondre à l’ensemble des rubriques attendues par le MESR : il expose les engagements d’amU et les réalisations accomplies dans le cadre de son Plan d’Action Égalité 2021-2024, ainsi que les freins et leviers potentiels.